
Un peu de moi
Je suis un amoureux du grand, du vaste, de la contemplation et des moments de solitude. Bien que détestant la ville pour ce qu’elle représente (bruit, pollution, train de vie infernal), j’adore les architectures massives et oppressantes selon certains. J’aime tout ce qui nous rappelle que nous ne sommes pas grand chose dans cet univers qui n’a paradoxalement d’autre but que celui que nous lui donnons, aussi suis-je tout naturellement attiré par le stoïcisme et passionné d’astronomie. Je ne me mets pas de barrière en ce qui concerne mes découvertes artistiques, j’aime être surpris et chamboulé et brider ma curiosité serait donc bien trop contre-productif !
Le Pif
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Retour de lecture du roman Oiseau par Sigbjørn Skåden

Vous aimez la SF et la tragédie grecque ? Ce livre est fait pour vous !
En 2147, sur une planète où les sons n’existent pas excepté celui du crépitement de la lumière et où les vents sont si violents qu’ils modifient la durée des jours, une colonie essaye de survivre précairement depuis 2048.
Hors en cette année de 2147 notre colonie va avoir la surprise de voir se poser non loin d’elle un nouveau dôme venant de la Terre.
Ce récit alterne entre l’année 2048 et 2147 pour nous raconter l’histoire de cette colonie à la destinée pour le moins hasardeuse.
Cette nouvelle d’environ 140 pages oscille entre onirisme, contemplation et mélancolie. Je ne sais pas si l’expérience plaira à tout le monde, en tout cas moi elle ne m’a pas laissé de marbre (un peu comme Solaris l’avait fait).
Bonne lecture !
« L’avenir est un étrange phénomène d’érosion qui nous réduit aux contours fragiles de ceux que nous étions autrefois. »
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Le retour du printemps et la peur de l’ombre. (…et Sénèque)
Il adorait le printemps. Sous toutes ses formes il embrassait cette douce saison. La Nature qui sort de sa torpeur, qui tranquillement regagne ses couleurs. Le temps qui par le lent allongement des jours tend à être plus clément. La douce chaleur du Soleil réchauffe son corps et son cœur.
Mais alors que son dos se réchauffe, que la journée passe, l’ombre devant lui grandit et de ce fait l’obsède de plus en plus. De toutes les splendeurs et douceurs printanières, rien ne subsiste que l’ombre. Les couleurs se fanent, les oiseaux se taisent, même l’air semble se refroidir… Et l’ombre, elle, grandit.
Si seulement il se retournait. Il se rendrait compte que dans son dos le Soleil brillait encore d’un rougeoyant crépuscule et que cette ombre grandissante, c’était la sienne…« Nous sommes souvent plus effrayés que blessés ; et nous souffrons de l’imagination plus que de la réalité. »
Sénèque
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00:35
– Crois-tu en une divinité ?
– Non.
– Comment alors expliques-tu tout ça ?
– Tout ça ?
– Oui nous, le monde, l’univers, la vie ?
– Vaste question…
– …
– Pour moi tout ce résume à l’ordre et au chaos.
– Comment ça ?
– Du chaos naît l’ordre, l’ordre s’épuise en néant, et du néant renaît le chaos. Tant qu’il « reste » de l’entropie.
– C’est tout ?
– Oui. Toi par exemple. Des atomes se sont ordonnés en molécules qui se sont à leur tour ordonnées en cellules et enfin en Toi qui en proie au vieillissement finira par disparaître en tant qu’individu. Rendant tes atomes au chaos.
– C’est tout ? Je ne suis qu’un tas d’atomes bien ordonnés ?
– Moi aussi.
– Tu ne trouves pas ça déprimant ?
– Non bien au contraire ! Regarde la voûte céleste et fait face à l’immensité du cosmos.
– J’ai le vertige et je ne vois pas où tu veux en venir…
– Et bien ce vertige signifie que tu viens de prendre conscience que toi, au milieu de ce chaos, de cet infini, tu as la chance d’avoir pu en prendre conscience.
– Je suis donc un tas d’atomes capable de penser dans un univers sans but où le chaos est maître.
– Moi aussi.
– C’est quand même tentant de mettre un Dieu derrière tout ça…
– Ce serait céder à la facilité.
– C’est rassurant.
– Vois-tu, je préfère infiniment la poésie du chaos au dogmatisme religieux. Je préfère mon statut de tas d’atomes doué de pensées et « jouant aux dés » avec le chaos à celui de mouton se laissant guider par son berger. Parce qu’ainsi, en acceptant le fait que l’univers n’a pas de but propre, j’accepte également le fait que le seul but qu’il a n’est autre que celui que je lui donne. Et cela mon ami fait de moi le plus libre des Hommes.
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Un peu de moi
Je suis un amoureux du grand, du vaste, de la contemplation et des moments de solitude. Bien que détestant la ville pour ce qu’elle représente (bruit, pollution, train de vie infernal), j’adore les architectures massives et oppressantes selon certains. J’aime tout ce qui nous rappelle que nous ne sommes pas grand chose dans cet univers qui n’a paradoxalement d’autre but que celui que nous lui donnons, aussi suis-je tout naturellement attiré par le stoïcisme et passionné d’astronomie. Je ne me mets pas de barrière en ce qui concerne mes découvertes artistiques, j’aime être surpris et chamboulé et brider ma curiosité serait donc bien trop contre-productif !